MARCOPHILIE : EN 1842 À LE DONJON MADAME VEUVE PRÉVERAUD RECEVAIT UNE LETTRE DE ROANNE

EN 1842 À LE DONJON MADAME VEUVE PRÉVERAUD RECEVAIT UNE LETTRE DE ROANNE

Madame Veuve Préveraud est de famille avec Monsieur  Bernard Honoré Préveraud (1823 - 1920), avocat et homme politique français, républicain dans l'âme il dirige le soulèvement donjonnais contre le coup d'État de Napoléon III... C'est ainsi qu'il se retrouva avec son beau-frère Prosper Jacques Barthélémy Terrier à Jersey, où il pactisera avec Victor Hugo contre Louis Napoléon Bonaparte. 

Monsieur Péveraud et Monsieur Terrier reposent en paix au cimetière de Le Donjon.

Cette lettre adressée à Madame Préveraud est arrivée le 6 octobre 1842 à Le Donjon. Elle est partie de Roanne, le 4 octobre 1842 et elle a transité par le centre de tri à Moulins dans le Bourbonnais, le 5 octobre 1842. 

En 1842, le timbre postal n'existait pas encore, la France a émis son premier timbre, le 1er janvier 1849, le célèbre "Cérès" à 20 centimes (Cérès dans la mythologie romaine était la déesse de l'agriculture, des moissons et de la fertilité). La taxe payée pour cette lettre est indiquée par une marque, un trois qui traverse l'adresse, la taxe était donc de trois centimes.

Pour le marcophile cette "lettre-enveloppe" est intéressante, et n'a pas une valeur pécuniaire particulière, pour autant son histoire ajoute une plus-value certaine. Mais au fait qu'est-ce que la marcophilie ?

Lettre à Madame Préveraud avec taxe de 3 cts.
Taille de la lettre 120 x 88 mm

La définition du dictionnaire Larousse est la suivante: C'est la collection des marques, flammes et oblitérations apposées sur les objets postaux.

Une marque postale est toute annotation portée sur une lettre par le service postal qui l'achemine. Les marques les plus communes sont les timbres-poste (qui peuvent être imprimés) et l'oblitération. 

L'étude de ces marques postales s'appelle la marcophilie.


 Cachet de Le Donjon et cachet de transit à Moulins sur Allier
et au milieu le cachet à sec, la marque de l'expéditeur.


Le contenu du message avec deux sceaux
et le cachet à sec de l'expéditeur

Pour être envoyé, ce papier était plié sur lui-même. La page principale du feuillet contient le texte et le recto l'endroit où l'on écrit l'adresse et où la poste apposait ses cachets. 

Les lettres-enveloppes étaient donc fermées par pliage. Et, c'est pour cette raison que sur la lettre ci-dessus on aperçoit les cachets postaux dont l'encre a déteint et que l'on peut voir aussi l'empreinte du cachet à sec de l'expéditeur. 

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